Washington 6/04/2009 (AFP)
La Cour suprême des Etats-Unis a refusé lundi de se saisir de la requête de Mumia Abu Jamal, icône de la lutte contre
la peine capitale, pour l'organisation d'un nouveau procès au motif que la sélection du jury qui l'a condamné à mort
en 1982 était raciste. La requête déposée par son avocat, Robert Bryan, rappelait à la plus haute juridiction des
Etats-Unis que dix des quinze récusations de l'accusation au moment du procès concernaient des jurés noirs et que le
jury final comptait dix Blancs pour deux Noirs. Il s'agissait de la dernière chance pour l'un des plus célèbres condamnés
à la peine capitale des Etats-Unis, dans le couloir de la mort en Pennsylvanie (est) depuis 27 ans et qui a toujours
clamé son innocence, de voir la procédure de sa culpabilité remise en cause. Ex-journaliste radio et militant
des "Black Panthers", un mouvement révolutionnaire afro-américain formé en 1966 aux Etats-Unis et aujourd'hui âgé de 54 ans, Mumia Abu-Jamal a été condamné pour le meurtre en 1981 du policier Daniel Faulkner.
12/10/2008
Situation judiciaire de Mumia Abu-Jamal
A la suite du refus d’un nouveau procès en juillet dernier par la juridiction fédérale de Pennsylvanie -voir ci-dessous-,
l’avocat principal de Mumia, maître Robert R. Bryan, a déposé un mémoire début septembre auprès de la Cour Suprême
des Etats-Unis. Cet ultime recours devant la plus haute juridiction américaine a pour enjeu de faire reconnaître que
Mumia a été victime d’un procès raciste, ce qui constitue une violation flagrante de la Constitution des Etats-Unis.
Si, la Cour fait sienne la thèse de la défense, Mumia aura enfin droit à un nouveau procès. Si la Cour rejette le
recours, Mumia sera définitivement condamné à la réclusion criminelle a perpétuité (décision de la Cour d’Appel
Fédérale de mars dernier) … donc à mourir en prison ! A l’évidence, l’évolution de la situation judiciaire depuis
le printemps dernier (annulation de la peine de mort mais confirmation de la culpabilité) semble rallier tous les
adversaires de « la voix des sans voix ». L’objectif poursuivi est clair : pour faire perdurer la sentence de mort
sur le sol américain, à défaut de pouvoir exécuter celui qui symbolise la lutte pour son abolition, les autorités
tablent sur la démobilisation.
Pour sa part, le Collectif Unitaire National dénonce ce calcul morbide et poursuivra, en liaison avec la
défense de Mumia et ses soutiens aux Etats-Unis, son action de sensibilisation et de mobilisation permettant
à cet homme courageux et innocent de recouvrer justice et liberté.
30/07/2008
Mumia est victime d’un nouveau déni de justice : la justice fédérale rejette le recours de la défense
au mépris de sa propre jurisprudence !
27/03/2008
Une cour d’appel fédérale américaine a annulé la condamnation à mort de Mumia Abu-Jamal, figure de la lutte internationale
contre la peine capitale. Condamné pour le meurtre d’un policier en 1981, l’ancien militant des «black panthers» a toujours
clamé son innocence.
Communiqué de presse
Décembre 2005
La Cour d'Appel Fédérale du 3ème circuit vient de donner une suite favorable aux recours de la défense de
Mumia en acceptant d'entendre les requêtes déposées. (
lire)
Septembre 2005
Les bourreaux du Texas s’apprêtent à exécuter Frances Newton âgée de 40 ans
Si nous n’empêchons pas ce crime, elle serait la première femme afro-américaine a être exécutée
depuis la guerre civile en 1865 et la seconde dans le pays depuis le rétablissement de la peine capitale en 1976 …
Rappelons que sur les 979 exécutions qui ont eu lieu aux États-Unis depuis cette date, l’État du Texas en comptabilise
347 à lui seul ! Pour sauver Frances Newton, envoyez des messages de à l’Ambassade des États-Unis : 2, avenue Gabriel
75008 Paris – Fax 01 43 12 23 83 & 01 42 66 97 83.
Mars 2005
La Cour suprême abolit la peine de mort pour les mineurs
Le 1er mars 2005, la Cour Suprême des Etats-Unis a aboli la peine capitale pour les toutes les personnes ayant commis un crime avant leur majorité (moins de 18 ans). Cette pratique avait encore cours dans 19 Etats. Selon l'expression de la Cour Suprême ces exécutions sont "cruelles et inconstitutionnelles".
Il s'agit bien d'une deuxième défaite majeure pour les pro-peine de mort en trois ans puisque la Cour Suprême
avait également aboli l'exécution des handicapés mentaux en 2002, se référant également au 8ème amendement de la
Constitution américaine sur les châtiments "cruels et inhabituels".
La Cour avait déjà interdit l'exécution des mineurs de moins de 15 ans au moment du crime. Ce nouveau jugement
empêche désormais les Etats de requérir la peine de mort pour les 16-17 ans.
Rappelons que la peine de mort a été réintroduite en 1976 aux USA et que plus de 3.400 hommes et femmes
attendent leur exécution dans les 38 Etats où ils ont été condamnés.
Auparavant, les 19 Etats suivants exécutaient les moins de 18 ans : Alabama, Arizona, Arkansas, Delaware,
Florida, Georgia, Idaho, Kentucky, Louisiana, Mississippi, Nevada, New Hampshire, North Carolina, Oklahoma, Pennsylvania,
South Carolina, Utah, Texas and Virginia.
Diarapha - Just Justice Tours
Janvier 2005
La juge Dembe annule l'audience du 11 février
Cette décision est assortie de l’obligation pour la défense de produire un mémoire supplémentaire avant le 15 février.
Et c’est à l’examen de ce mémoire que la Cour d’Appel (Dembe) jugera de la suite ou non qu’elle donnera au recours de la défense. En d’autres termes,
il pourrait ne pas y avoir de nouvelle date d’audience. D’ores et déjà, nous sommes face à un nouveau déni de justice dans la mesure où Mumia est
toujours privé du droit élémentaire et constitutionnel à défendre son innocence. Par ce moyen d’autorité, la justice de Pennsylvanie refuse toujours,
et en toute connaissance de cause, d’entendre la vérité et de prendre en compte les nombreux faits et témoignages qui le disculpent et qui devraient
le conduire à bénéficier d’une mesure de libération immédiate. Cet acharnement ne peut que renforcer notre détermination à condamner de telles pratiques
judiciaires, à redoubler de vigilance et nous encourager à persévérer dans notre action pour sauver Mumia. A cet effet, et en concertation avec nos amis
américains, nous vous inviterons dans les prochains jours à intervenir auprès des autorités états-uniennes. Sans attendre, faîtes connaître ce nouvel et
grave épisode judiciaire, indigne d’un pays démocratique.
Novembre 2002
Après avoir rejeté la prise en compte des 250.000 pétitions recueillies en France
au prétexte de notre refus de payer 40 dollars par signature (oui quarante dollars!),
la Cour Suprême de Pennsylvanie a décidé de ne pas donner suite à la requête de la
défense de Mumia visant à replacer sa condamnation dans le contexte historique de
discrimination raciale. La délégation française qui s'est rendue à Philadelphie en
novembre dernier s'était associée à cette démarche (moyennant le versement de 40
dollars pour la signature collective déposée).
Une décision à suivre
La décision du gouverneur de l'Illinois, graciant des innocents et commuant en peine
de prison à vie toutes les autres condamnations à mort, est un acte politique courageux et historique.
Souhaitons qu'il fasse réfléchir et progresser l'opinion publique américaine
et qu'il ouvre la voie vers la même décision dans d'autres Etats.
Son discours (pdf 131 Ko)
Un espoir ?La Cours Suprême des Etats-Unis vient de rendre un arrêt
"donnant une deuxième chance" à deux condamnés à mort qui avait fait valoir
que leur droit à la défense n'avait été ni respecté, ni équitable.
Citoyen d'honneur
Ces
villes qui ont fait Mumia citoyen d'honneur
Philadelphie novembre 2002
Compte rendu au travers de la
déclaration liminaire
de notre conférence de presse et les photos
Les deux requêtes des avocats de Mumia :
- une auprès de la Cour Suprême de Pennsylvanie pour replacer la condamnation de Mumia dans le contexte historique de discrimination raciale,
- une autre requête d'Amicus Curiae auprès de la Cour d'Appel de 3° circuit des Etats-Unis pour rappeler les faits nombreux non pris en compte par la justice. (
dossier -*.pdf 155 Ko-).
Solidarité financière-
une lettre de remerciements à chacun des 1700 donateurs
-
une lettre de Mumia, en personne, qui a tenu à vous remercier en vous adressant quelques mots en français.