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Communiqué de presse
du 19 décembre 2001 Le juge fédéral William Yohn a
cassé la sentence de mort prononcée en 1982 à l'encontre du journaliste noir américain
Mumia Abu-Jamal.
Cette victoire de la mobilisation
internationale, à laquelle nous participons activement, ouvre une brèche dans l'iniquité
qui a présidé à toute l'affaire.
Cependant, aux Etats-Unis, condamnation et sentence sont distinctes et le juge Yohn ne remet aucunement en cause la condamnation de Mumia, rejetant toujours l'ouverture d'un procès permettant d'entendre les éléments nouveaux présentés par la défense (dont les aveux d'Arnold Beverly qui s'accuse du meurtre pour lequel Mumia demeure condamné). La justice n'est donc pas encore rendue au journaliste noir américain, toujours accusé du meurtre - qu'il a toujours nié - du policier Daniel Faulkner. Le juge fédéral a ordonné à la Justice d'Etat de Pennsylvanie de procéder à une audience dans les 180 jours, à défaut de quoi la Cour commuerait la peine en prison à vie. Cette procédure n'exclue donc pas définitivement la peine capitale que pourrait à nouveau prononcer la Cour de Philadelphie. Cette ordonnance est susceptible d'appel. La vigilance, la mobilisation, plus généralement l'intervention de chacun et de tous (citoyens, élus, associations, organisations, syndicats, collectivités territoriales, parlements, gouvernements) doivent se renforcer encore pour que ce premier pas se transforme en marche unie et puissante vers la libération de cet homme qui depuis 20 ans crie son innocence. Plus que jamais, nous réclamons un nouveau procès pour Mumia Abu-Jamal, l'audition des nouveaux témoins et de ceux écartés, menacés et subornés lors du procès, tout comme la comparution de Mumia en personne, ce dont il a été privé encore récemment. Le Collectif Unitaire National appelle à la prise d'initiatives multiformes pour exercer une pression de tous les jours sur les autorités américaines et leurs représentations en France. Le rassemblement hebdomadaire devant le Consulat des Etats-Unis à Paris le mercredi de 18 à 20 heures est l'un des moyens de se faire entendre. Le Collectif Unitaire national
Paris, le 19 décembre 2001 |
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