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Dans la presse de Philadelphie
Suite à notre délégation du 11 février 2005

Dans un article du Daily News de samedi 12 février, Chris Brennan présentait la cérémonie qui s'est tenue à l'Hotel de Ville de Philadelphie et durant laquelle Jacques Daguenet, conseiller municipal de Paris, Majid Wannass, adjoint au Maire de Saint Denis, et Jacky Hortaut, représentant du Collectif National "Ensemble Sauvons Mumia", se sont adressés au Maire de la Ville, John Street, pour demander un nouveau procès pour Mumia et sa libération.

Dénonçant, dans leurs discours, une justice américaine raciste et discriminatoire, les intervenants ont déclenché la fureur des opposants à Mumia, en tête desquels Maureen Faulkner, la veuve du policier tué, qui parle de la cérémonie en terme "d'outrage absolu, de honte et de claque en pleine figure pour le système policier et judiciaire".

Mjenzi Traylor, le 1er adjoint au Maire ayant ouvert les portes de la grande salle de réception de l'Hotel de Ville aux 150 manifestants ayant accompagné la délégation, a offert aux élus des répliques de "La Cloche De La Liberté". La cérémonie d'accueil, ainsi que les échanges de congratulations et de cadeaux, ont aussi déclenché les foudres des journalistes qui ont produit une dizaine d'articles insistant sur les regrets du Maire qui, selon Maureen Faulkner qui l'aurait eu au téléphone, aurait exprimé sa gêne face à l'erreur que représentait la tenue de cette réception. Le Maire aurait aussi signalé qu'il n'était pas au courant du déroulement de celle-ci, raison pour laquelle il n'y avait pas assisté. Il aurait cependant, dans un second temps, dit aux journalistes qu'"il ne (voulait) pas critiquer les personnes qui essayent de faire le bien" et qu'"il (était) absolument certain que (ceux-ci) ne voulaient manquer de respect à la famille Faulkner ou à la police de Philadelphie".

En réponse aux hésitations du Maire, Pam Africa de l'organisation International Concerned Family and Friends of Mumia abu Jamal (ICFFMAJ) a annoncé qu'elle souhaitait un positionnement clair et précis de John Street, qui récuse le fait d'avoir souhaité recevoir les élus français. Elle souligne qu'il contredit les propos qu'il avait tenu quand il était Président du Conseil Municipal quand, lors d'une rencontre, il avait reconnu que Mumia n'avait pas pu bénéficier d'un procès équitable. Dan Fee, porte parole du Maire, déclare aujourd'hui que ce dernier souhaite voir cette affaire se résoudre devant les tribunaux mais n'a pas pour autant contredit la valeur des propos du Maire tels qu'exprimés par Maureen Faulkner.
Traduction par Marina Rajewski
(Just Justice Clermont-Ferrand).