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Jeudi 24 avril 2003

pour la libération
de Mumia Abu-Jamal

GRAND RASSEMBLEMENT A PARIS
Place de la Concorde de 18 à 21 heures
face au Consulat des Etats-Unis

Le 24 avril 2003, le journaliste noir américain Mumia Abu-Jamal aura 49 ans.

Depuis 21 ans, du fond du couloir de la mort d'une prison de Pennsylvanie, il crie son innocence. Depuis 21 ans la justice américaine refuse de prendre en compte les très nombreux faits et témoignages à décharge, et plus récemment les aveux d'un homme qui revendique être l'auteur du crime pour lequel Mumia Abu-Jamal a été condamné. Il ne doit la vie qu'à l'ampleur de la protestation internationale face à ce déni de justice dont il est victime.

Il y a plus d'un an, le juge fédéral en charge de l'affaire a suspendu la sentence de mort en considération de " certaines anomalies judiciaires constatées ". Mumia n'a cependant pas été libéré car le juge a confirmé sa culpabilité sans le moindre examen des preuves disculpantes, laissant à un nouveau jury le soin de requalifier la condamnation en peine capitale ou en prison à vie ! Du fait des recours, aucune décision n'a encore été prise mais à tout moment on peut craindre le pire dans le contexte de guerre ambiant qui démontre la brutalité et l'inhumanité des tenants du pouvoir politique états-unien.

Ses défenseurs luttent pied à pied pour que la justice ne s'oppose plus à la manifestation de la vérité et qu'enfin il soit libéré. Le 24 avril, dans toute la France, des initiatives rappelleront cette exigence formulée par plus de 250.000 français auprès de la Cour Suprême de Pennsylvanie.


L'ETAT DE PENNSYLVANIE ENGAGE UNE VIOLENTE CAMPAGNE ANTI-FRANÇAIS

La guerre en Irak et l'affaire Mumia Abu-Jamal sont les prétextes à une violente c ampagne anti-français orchestrée par les autorités politiques de Pennsylvanie. L'assemblée générale de la Chambre des Représentants vient en effet d'adopter une résolution (www.mumiabujamal.net) au terme de laquelle elle décide le boycott économique de l'achat et de la vente des vins français. Ceci en rétorsion au positionnement de la France qui a refusé de s'engager dans cette guerre et qui milite pour l'abolition universelle de la peine de mort. Décidément, rien n'arrête ces "maîtres du monde" lorsqu'il s'agit d'imposer leur loi. Finalement, la guerre n'est-elle pas la peine de mort promise à ceux qui résistent à l'ordre états-unien ? Quel sort va-t-il être réservé à Philadelphie et à la centaine de villes américaines dont les conseils municipaux se sont prononcés contre la guerre ? Protestez auprès de l'Ambassade des Etats-Unis et exigez la libération de Mumia Abu-Jamal
(Fax 01 43 12 23 85)
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Avril 2003